Une légende peut en cacher une autre

Une légende peut en cacher une autre

Patrice Hagelauer. L’homme qui était l’entraîneur de Yannick Noah et qui l’a amené au titre du Grand Chelem Roland Garros en 1983 était sur le sol camerounais pour la promotion du tennis.

Bientôt 70 ans, et l’homme a la même passion. Celle de prêter son attention aux sportifs qui se passent les balles de part et d’autres du filet. Dieu seul sait combien de fois son cou a déjà fait d’oscillation pour remarquer l’impact du petit engin de 48 grammes, mais l’homme a encore l’enthousiasme de ses premières années passées dans son Marrakech natal. Patrice Hagelauer est venu au Cameroun pour la 2ème fois. Cette fois-ci, ce ne sera pas pour le mariage de Yannick, encore moins dans la ville de Yaoundé où il avait séjourné à l’époque. Douala a accueilli cet enseignant du tennis mondial pour le BGFI Noah Tour. Un vrai cadeau comme Yannick Noah sait en faire. « Comme Yannick ne peut pas venir pour cause de finale de la coupe Davis, il m’a demandé de venir le représenter ici, et sans discuter, j’ai accepté ». Et même s’il doit sacrifier un plaisir, cet enseignant hors pair et hors hiérarchie a fait le déplacement pour le Cameroun : « Les matches de la finale de la Coupe Davis, je les regarderai à la télévision. Yannick est en train de poser les bases d’une initiative qui va porter le tennis africain en général, camerounais en particulier. C’est un plaisir de venir ici le remplacer ».

D’une pierre plusieurs coups

La 2ème édition du BGFI Noah Tour représentait pour pour Tara Sports, l'opportunité de déployer son programme de formation dans les métiers connexes à la discipline. Pour cette descente de Patrice, les entraîneurs et autres éducateurs du tennis ont bénéficié d’une bonne semaine de transmissions. Une formation théorique de plus de trois heures au siège du Gicam et autant d’heures en pratique sur le court central du tennis club de Douala. Toutes les questions sont passées aux peignes fins, et c’est avec un plaisir fou que l’enseignant français a apporté les réponses : « C’est impressionnant ce que j’ai vécu au Cameroun. Les gens ont une volonté incroyable, et s’expriment clairement pour essayer d’améliorer. Et cela se voit sur les enfants dont ils ont la charge. Le niveau est bon, cette initiative est sur la bonne voie », a-t-il conclut. Les bénéficiaires ont été aux anges.

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